Stopper la cigarette pour éviter les complications post-opératoires

D’après les chiffres de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar), 30% des patients anesthésiés chaque année en France sont fumeurs.

C’est un chiffre encore relativement élevé lorsque l’on connait l’impact du tabagisme sur les suites d’une opération chirurgicale. En effet, le tabagisme multiplie par 1,5 à 3 les complications liées à l’intervention chirurgicale : cicatrisation, infection, complications pulmonaires, respiratoires, cardiaques, etc.

Malgré cela, les praticiens peinent encore à convaincre les patients d’arrêter de fumer avant de passer au bloc opératoire. Seul le quart des patients opérés parvient à stopper le tabagisme.

Les solutions pour accompagner le patient dans cette démarche

Face à cette problématique, les anesthésistes-réanimateurs ont mis en place de nouvelles recommandations afin de favoriser l’accompagnement des fumeurs dans leur sevrage tabagique.

Ces derniers se voient désormais proposer une prise en charge comportementale ainsi qu’une prescription à un substitut nicotinique pour amorcer la période de sevrage avant la chirurgie. Ces solutions permettraient de réduire de 60% les risques de complications chez les patients fumeurs.

6 à 8 semaines d’arrêt de tabac sont nécessaires pour  que les effets du tabagisme soient dissipés de l’organisme. Cet accompagnement permettrait de multiplier par 10 le taux de patients arrêtant de fumer avant leur intervention. 

06/10/2016